La bronchiolite, qu’est-ce que c’est ? Comment est-ce que ça évolue ?

article rédigé par Marie DAGUET

kinésithérapeute spécialisée en rééducation pelvienne et abdominale


            Le terme de bronchiolite aiguë correspond une affection virale respiratoire qui atteint les petites bronches et qui est liée, le plus souvent, au virus respiratoire syncytial humain (VRS).

Elle touche les nourrissons de 1 mois à 2 ans.

Avec 460 000 cas par an, elle concerne environ 30% de cette classe d’âge en France et n’est donc pas rare.

L’épidémie débute généralement à la mi octobre, atteint un pic en décembre et se termine à la fin de l’hiver. C’est pourquoi des gardes seront assurées les week-ends durant cette période au cabinet.

Les premiers signes cliniques de l’infection par le VRS sont ORL (rhinite claire avec toux sèche). Cette rhinopharyngite peut rester isolée mais dans près de 20% des cas elle précède la bronchiolite de 24 à 72 heures. L’évolution clinique est ensuite, dans la très grande majorité des cas, spontanément favorable.  La prise en charge médicale et kinésithérapique des nourrissons atteint de bronchiolite est donc essentiellement symptomatique. La kinésithérapie intervient pour aider votre bébé à évacuer les sécrétions qui le gênent pour respirer.

Quand consulter un médecin ?

Si votre enfant présente un ou plusieurs de ces signes, il semble nécessaire qu’un médecin l’examine.
Si ce dernier vous délivre une prescription de kinésithérapie, il est conseillé de prendre rendez vous dans les meilleurs délais.

Une séance de kinésithérapie respiratoire du nourrisson en quelques mots :

Chaque séance débute par un examen clinique et un interrogatoire des parents afin de vérifier qu’aucun critères d’exclusions à la prise en charge kinésithérapique respiratoire ne soient présents et afin d’établir un diagnostic de l’encombrement.

Les techniques (*) qui sont ensuite susceptibles d’être utilisées en cabinet sont :

  • L’instillation nasale: à l’aide de quelques gouttes de sérum physiologique, on cherche à améliorer la rhéologie des sécrétions, à les « hydrater » pour mieux désencombrer le nez
  • Le moucher nasal : mobilisation des sécrétions retenues dans les fosses nasales
  • La toux provoquée : pour nettoyer la trachée, pour visualiser et remonter les sécrétions
  • L’augmentation du Flux Expiratoire (AFE) : mobilisation les sécrétions de l’arbre trachéo bronchique par des pressions manuelles thoraco abdominales.
 

Durant la séance, le kinésithérapeute va pouvoir donner des conseils aux parents (et c’est une des raisons pour lesquelles il est important que ceux ci y prennent part) concernant les règles d’hygiène, les actions qui peuvent améliorer le confort du nourrisson ou qui peuvent limiter le risque de contagion et les facteurs aggravants. Certains sont cités ci dessous.

(*) Les techniques de kinésithérapie sont aujourd’hui parfaitement codifiées. Les techniques de désencombrement font l’objet d’un consensus professionnel en raison de leur efficacité et de leur innocuité.

Quelques conseils …

  • Le virus étant très contagieux, et les adultes étant des transporteurs du virus « porteurs sains » :
    – Evitez le contact du bébé avec vos vêtements portés dans les lieux publics, dans les transports (manteaux etc).
    – Lavez-vous les mains régulièrement et notamment au retour d’un lieu public.
    – Evitez au maximum de mettre votre nourrisson en contact avec les enfants qui ont le nez qui coule ou les adultes enrhumés.
  • Pour l’aider à mieux respirer, manger et dormir :
    – Il est très important de réaliser un nettoyage de nez de votre enfant avant de lui donner à manger et avant le coucher.
    – Donnez lui à boire régulièrement et par petites quantités.
    – Pour le couchage, comme en séance de kiné, la position idéale est le proclive dorsal à 30° (cf image)
    – Evitez les expositions à la fumée de tabac.

  • Pour le nettoyage du nez: Le mouchage  l’aide de pipette de sérum physiologique doit être réalisé avec des petites quantités et avec des faibles pressions. Il suffit de quelques gouttes dans chaque narine sans rien y introduire afin de diluer et humidifier les sécrétions.Si le sérum est introduit en trop grande quantité et avec un fort débit, les sécrétions seront certes extériorisées, mais la muqueuse nasale sera irritée et l’épithélium nasal réagira par une hypersécrétion réactionnelle, aboutissant à l’obstruction des lumières nasales, soit au strict contraire du but recherché.

Marie Daguet, kinésithérapeute D.E.
assurera des gardes le week-ends (samedi et dimanche)
du 27 octobre au 9 décembre
de 14h à 18h

Vous pouvez également prendre RDV en semaine :

09 83 09 01 80 ou 06 19 12 21 99

 

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